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La sophrologie au service du sport

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Je connaissais la sophrologie pour avoir accompagné ma fille il y a quelques années en consultation. Même si j’en connaissais les bienfaits, cette approche restait lointaine. J’en avais aussi entendu parler par des amis ayant testé cette thérapie douce dans le sport, leur vie professionnelle ou personnelle. Cette année, dans le cadre de mon club tennis, on m’a proposé de suivre des séances de sophrologie. Une médecine douce pour aider à la gestion du stress, la concentration, la gestion de la douleur ou l’optimisation de la performance ? Tout un programme pour que notre petite équipe féminine de tennis vive mieux la compétition. Et peut-être, avoir quelques répercussions sur notre vie personnelle !

Vaste challenge pour nous qui ne cherchons pas à relever des défis impossibles, mais simplement à appréhender la compétition de manière plus sereine et pourquoi pas, améliorer nos performances. Rendez-vous donc les lundis soirs, par groupe de 6, pour des exercices de relaxation, de respiration, de visualisation.

La sophrologie, c’est quoi ?

Créée dans les années 60 par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo, la sophrologie est une méthode douce de relaxation et de développement personnel. Des techniques simples de respiration, de mouvement et de visualisation participent à l’harmonisation du corps et de l’esprit.

La sophrologie permet de prendre conscience de ses capacités, et améliore la qualité de vie grâce à la relaxation physique et mentale. Elle peut être appliquée pour des raisons personnelles, professionnelles ou sportives.

De multiples objectifs

Si j’ai testé la sophrologie appliquée au sport, elle répond aussi à des besoins précis :

  • Gestion des émotions
  • Difficultés de concentration
  • Manque de la confiance en soi
  • Troubles du sommeil
  • Gestion de la douleur
  • Préparation à la maternité

Au fil des séances

Guidés par la voix du sophrologue, les exercices alternent relaxation, respiration, visualisation. En position assise ou debout, nous gardons les yeux fermés. Nous apprenons à maîtriser notre respiration, gérer nos émotions et nous relaxer. Nous échauffer mentalement, reprendre nos esprits, visualiser de manière positive, voilà les clefs dont nous prenons possession au fur et à mesure des séances. Nous progressons doucement.

Plus les séances avancent, plus vite nous arrivons à nous relaxer. Faire le vide dans sa tête, chasser les pensées parasites, se recentrer sur l’essentiel, mais surtout sur le présent, voilà ce qui se dessine au fil des mois. Puis la visualisation se fait plus précise, l’objet neutre apparaît doucement, l’image ressource également. Deux points importants qui nous guideront pour canaliser nos émotions et nous recentrer.

Moins assidue dans mon quotidien, j’ai malgré tout réussi à caser des moments de relaxation dans mes journées. Ces « instants respiration » sont même devenus des automatismes. Je fais également des exercices lorsque je me sens stressée ou si je suis énervée.

Verdict sur le terrain !

Si j’ai rapidement pris de l’assurance au cours des séances, l’application sur le terrain s’est révélée plus compliquée. Particulièrement tendue pendant mes deux premiers matchs, je crois que j’ai rarement autant bouillonné à l’intérieur, cherchant mes repères, essayant de respirer sans y arriver correctement. Á ce stade, la sophrologie ne m’était pas d’une grande aide.

J’ai eu un déclic au cours de mon 3ème match : l’anti-vibrateur de ma raquette s’est imposé comme mon objet neutre. Ce petit objet allait canaliser toutes mes émotions, m’apaiser, m’aider à respirer, faire le vide et me recentrer. Comme s’il m’envoyait des ondes positives et absorbait le négatif ! (Il faut dire que ma quête d’un objet neutre a été un long parcours puisqu’au début des séances, je bloquais sur mon fer à repasser). Voilà ! J’avais enfin trouvé mon objet neutre. Depuis cette révélation, mon anti-vibrateur ne me quitte plus et je me sens très calme intérieurement lorsque je joue en match. Plus concentrée aussi et, surtout, je suis vraiment ancrée dans le présent. Á noter aussi que je commence à appliquer la sophrologie dans mon quotidien.

Le bilan est donc très positif, même si je pense que tout le monde ne réagit pas de la même manière. L’une des personnes ayant participé à ce stage n’a pas accroché à cette méthode, n’ayant jamais réussi à lâcher prise. Quant aux autres, chacun a trouvé des bienfaits, à des degrés divers, autant dans sa vie personnelle que sportive !

© Crédit photo Christophe Moore

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4 Commentaires

  • Répondre Janachète 4 juillet 2017 at 18:47

    J’ai beaucoup de mal avec ces méthodes pourtant je sais que ça réussit à nombreuses personnes.
    Mais j’ai essayé pourtant. ..
    Merci pour þon avis .
    Belle soirée
    Bisous !

    • Répondre sandrine 5 juillet 2017 at 08:51

      Je t’assure que lorsque tu lâches prise, cela peut être très bénéfique à tout âge et dans de nombreuses circonstances. C’est déjà bien d’avoir essayé, mais je sais que sur certaines personnes, cela n’a pas d’effet. Bonne journée Jany 😀

  • Répondre Jo Ridee rieuse 5 juillet 2017 at 07:37

    la sophrologie a changé ma vie. Il y a longtemps, je suis devenue claustrophobe. J’ai commencé par être mal à l’aise dans les magasins, à me mettre près de la sortie au cinéma et le mal a empiré. Par ma médecine traditionnelle, on m’a donné des médicaments mais c’était une aide chimique. J’ai trouvé une sophrologue géniale, elle m’a appris à « apprivoiser » cette angoisse, à maîtriser la respiration abdominale. 6 mois plus tard tout allait bien. J’ai repris l’avion, avec appréhension au début, avec un Lexomil dans la poche et petit à petit l’angoisse a disparu.
    Ma fille a fait quelques séances également quand sa sœur lui faisait croire qu’un monstre allait venir la chercher quand elle dormait. Nous ne trouvions pas les mots pour l’apaiser, la sophrologue a résolu le problème en 3 séances.
    Elle restait très logique dans sa conversation en lui disant – Donc, le monstre va venir te chercher en traversant le mur
    Et toi, est-ce que tu traverses les murs ? Par un jeu de questions réponses, elle lui a montré l’absurdité de sa croyance.

    • Répondre sandrine 5 juillet 2017 at 08:49

      Quel plaisir de lire ton commentaire ! Les séances avaient été très bénéfiques pour ma fille aussi ! Quant à moi, je suis convaincue qu’elle peut vraiment aider dans de nombreux cas. Bonne journée 😀

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