Humeur

Le Chœur des femmes

Le chœur des femmes

« Le chœur des femmes ». On pourrait aussi dire le cœur des femmes. Ou le corps des femmes. Un livre qui m’a fait voyager dans l’intimité féminine sous toutes ses formes. On y suit les aventures d’une interne en médecine qui passe au fil des pages du corps au cœur. Elle découvre qu’avant d’être un malade, un patient a une histoire, un vécu, une âme. Et que l’un ne va pas sans l’autre. Un livre qui fourmille de récits où les vies s’entrecroisent, se superposent et se recroisent. Un peu trop parfois. Mais les détails et les histoires racontées sous la plume enlevée, vivante et croustillante de Martin Winkler rendent ce livre attachant.

On passe du rire aux larmes, on s’émeut et l’on dévore les 660 pages sans s’en rendre compte. Si la fin est un peu tirée par les cheveux, on n’en voudra pas à l’auteur, tant le reste nous emporte.

Un livre où l’humanisme retrouve sa place au cœur de la médecine. Que l’on pourrait d’ailleurs vivement recommander à quelques médecins qui en manquent cruellement. Et que les jeunes internes devraient avoir sur leur table de chevet. Voilà un excellent livre pour l’hiver. Et s’il est paru il y a plusieurs années déjà, ce n’est pas une raison pour ne pas le lire ! Bonne lecture.

Le pitch 

« Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de «Médecine de La Femme», dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur cœur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre.»

Martin Winkler

Né en 1955, Martin Winkler s’est depuis l’âge de 13 ans passionné pour les récits fantastiques. Il devient médecin mais exerce son métier tout en publiant des nouvelles. Son premier roman, « La vacation », est lauréat du Festival du Premier Roman de Chambéry en 1990. Depuis 1993, Martin Winkler se consacre exclusivement à l’écriture de romans et collabore à des scénarios de séries télévisées.

 

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4 Commentaires

  • Répondre Marianne C 10 janvier 2013 at 15:33

    J’ai également adoré et dévoré ce livre. A tel point que j’en étais triste de le terminer, j’ai eu du mal à tourner les dernières pages tellement je voulais rester avec les personnages, rester dans l’univers!! Ce livre est entré directement dans mon top 3, c’est très rare que je ressente autant d’émotions en lisant.
    Évidemment, on aimerait que tous les médecins mais surtout futurs ou jeunes médecins l’aient lu… a bon entendeurs 😉

    • Répondre Sandrine 10 janvier 2013 at 15:45

      C’est d’ailleurs une -peut-être- futur médecin qui me l’a donné 😉

  • Répondre Stelda 11 janvier 2013 at 19:13

    C’est super qu’il te soit donné par un futur médecin : ce livre devrait être distribué en fac de médecine. Il est d’utilité publique, comme bien souvent les écrits de Martin W… Toutes les femmes y retrouvent leurs relations douces-amères avec leur gynéco et l corps médical en général.

    • Répondre Sandrine 11 janvier 2013 at 19:39

      Entièrement d’accord avec toi. D’ailleurs je me demande si je ne vais pas l’envoyer à quelques médecins…

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