Mes enfants & moi

SI J’EXISTE, C’EST D’ETRE FAN

être fan

Elle a scotché au mur des posters. Pas un, des dizaines de son chanteur préféré. Plus un centimètre carré de mur qui ne soit recouvert de feuilles imprimées montrant celui qui, depuis quelques mois, hante sa vie. Ses jours, mais aussi ses nuits.

Dans la journée, elle fredonne ses chansons, partage et commente avec ses copines les moindres faits et gestes de son idole. Dès qu’elle a une minute, paf, elle se connecte sur Twitter pour voir si le compte de monsieur-le-chanteur-a-la-mèche-rebelle a ajouté quelques infos. Il a tweeté avoir mangé un délicieux carpaccio ? Et votre fille se met à aimer le carpaccio, elle qui rechignait la viande jusque-là. Il doit venir en France faire un concert dans 6 mois ? Elle a déjà bloqué la date sur son agenda. Il a laissé entendre qu’il avait un faible pour les femmes blondes ? La voilà qui s’est mis en tête de changer sa ravissante chevelure brune en un blond décoloré. Mais que lui se passe t-il ? Et pourquoi ce chanteur à midinettes lui fait tourner la tête ?

Etre fan, un phénomène qui ne date pas d’aujourd’hui

Tant que cette addiction reste sous contrôle, pas d’inquiétude. Le phénomène des groupies ne date pas d’aujourd’hui, touche toutes les catégories socio professionnelles et même tous les âges ! Certaines stars, comme notre Johnny national, compte parmi ses fans des hommes et des femmes âgés de plus de 70 ans. Des admirateurs qui ont calqué leur mode et leur style de vie sur celui de leur idole qu’elle suive à chacun de ses déplacements.

Des fans, il y en aura toujours. Comme le chantait Obispo « Si j’existe, j’existe, c’est d’être fan, c’est d’être fan, si j’existe, ma vie, c’est d’être fan, sans répit, jour et nuit. ».

De leur côté, les producteurs ont bien compris la mécanique qui huilait l’attitude des fans et l’entretiennent avec beaucoup de savoir-faire. Tout est calculé pour que nos enfants succombent ! Si l’attitude de votre enfant se limite à coller quelques affiches, suivre les pas de sa star sur les réseaux sociaux et imiter des effets de style vestimentaire, le danger est encore loin. A partir du moment où sa vie sociale et ses résultats scolaires ne s’en trouvent pas affectés, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

L’adolescence passera. Et son fanatisme avec. Il finira par trouver d’autres centres d’intérêt et ses goûts musicaux changeront avec le temps. En revanche, si le comportement d’identification de votre enfant à sa star préférée prend des proportions trop importantes, il est alors peut être temps de consulter. Une simple consultation qui se voudra sans doute rassurante, la pathologie restant un phénomène très rare.

Bon, et vous, vous aviez bien quelques posters de Claude François accroché sur votre mur, non ?

 

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4 Commentaires

  • Répondre mandy 19 septembre 2013 at 12:19

    C’est sûre que certains enfant sèchent même les cours pour voir leurs stars préféré, je pense que les parents doivent être derrière les laissés vivre leur passion mais pas au point de faire n’importe quoi et de sécher les cours, de rater ses examens et de faire n’importe quoi !

    http://www.mademoiselle-fashion.com

    • Répondre Sandrine 22 septembre 2013 at 18:18

      Absolument ! Tout est dans le dosage …

  • Répondre pomdepin 29 septembre 2013 at 16:25

    Mon ado ( c’est un garçon) à transformer sa chambre en véritable musée de son équipe de foot. Et en Angleterre, ou l’on vit, on trouve même du papier peint au couleur de tous les grands clubs. Niveau décomptés, c’est spécial…mais comme toi, je me dis que ça lui passera.

    • Répondre Sandrine 30 septembre 2013 at 14:15

      Oui ça lui passera sans doute ! Mieux vaut qu’il soit fan de foot qu’autre chose, c’est plutôt « sain » 😉

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